Journée Internationale des Femmes -- Anne-Laure Fey

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Anne-Laure Fey

Journée Internationale des Femmes -- Anne-Laure Fey

March 17, 2016

On the occasion of International Women’s Day, Cathy Collins, academic advisor for the Columbia University Undergraduate Programs in Paris, interviewed two female athletes : Zohra Feliciaggi, president of ENVY (Elan Nautique du Val d’Yerres) and triathlete Anne-Laure Fey (niveau national D1 duathlon, D2 triathlon).

 

CONVERSATION AVEC ANNE-LAURE FEY

Depuis quand pratiquez-vous le triathlon?

 Je pratique le triathlon depuis 16 ans, j’ai débuté en septembre 2000 lors de ma 2ème année à l’université.

Qu’est-ce que cela vous apporte ? 

Cela me permet de me fixer des objectifs sportifs à atteindre, d’appartenir à un club et de retrouver des personnes avec qui j’aime m’entraîner et me déplacer sur des compétitions. J’ai besoin de pratiquer une activité physique pour me sentir bien dans mon corps et ma tête.

Combien d’entraînements faites-vous par semaine ? Exercez-vous une activité professionnelle ?

Je m’entraîne 3 fois par semaine en natation (les lundi et mercredi soirs avec mon club et le vendredi midi seule pendant ma pause déjeuner), 4 fois en course à pied (3 matins par semaine de 06h à 07h seule et le samedi de 14h à 15h pendant l’entraînement natation de mon fils), 4 fois en vélo ( 2 fois en vélo d’appartement le soir de 21h à 22h et les samedi et dimanche de 08h à 10h avec une amie). Je travaille 38h par semaine à l’Agence française de lutte contre le dopage, j’ai 2 heures de transport par jour et 51 jours de congés et RTT par an. Mon métier me plaît et je me rends au travail avec plaisir ce qui est une chance.

Selon vous, à quelles difficultés font face les athlètes féminines de haut niveau  dans votre discipline ou dans d’autres ?

Le plus difficile selon moi est d’arriver à trouver du temps pour récupérer entre les entraînements, quand je travaille et m’occupe de mon fils c’est impossible. Je profite des semaines où il part en vacances chez ses grands-parents pour m’entraîner avec mon club plutôt que seule le matin tôt et faire des bonnes nuits de sommeil.

Des femmes disent souvent manquer de temps pour pratiquer une activité physique régulière, notamment lorsqu’elles concilient déjà vie familiale et vie professionnelle, quels conseils leur donneriez-vous ?

Depuis la naissance de mon fils en 2010, j’ai décidé de m’entraîner le matin tôt ou bien le soir quand il est couché afin de pouvoir passer du temps avec lui quand je rentre du travail. Il faut s’avoir s’organiser et déléguer au papa. Depuis les 4 ans de mon fils, deux soirées par semaine je participe aux entraînements natation organisés par mon club. Cela me permet de bénéficier des conseils d’un entraîneur et d’échanger avec les adhérents de mon club. En tant que femme, il faut penser à prendre du temps pour soi !