Journée Internationale des Femmes -- Zohra Feliciaggi

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ZOHRA FELICIAGGI - Présidente du club Envy

Journée Internationale des Femmes -- Zohra Feliciaggi

March 17, 2016

On the occasion of International Women’s Day, Cathy Collins, academic advisor for the Columbia University Undergraduate Program in Paris, interviewed two female athletes : Zohra Feliciaggi, president of ENVY (Elan Nautique du Val d’Yerres) and triathlete Anne-Laure Fey (niveau national D1 duathlon, D2 triathlon).

CONVERSATION AVEC ZOHRA FELICIAGGI - Présidente du club Envy

Depuis quand êtes-vous Présidente du club ENVY ?

L’association existe depuis 1980. Des dirigeants bénévoles se sont succédé tout au long de ces années. Mon mari, qui était Président depuis 7 ans, a souhaité se mettre en retrait en 2012. Mais courant 2013, les nouveaux dirigeants ont mis le club au bord de la faillite en raison d’une absence de gestion, ce qui a occasionné des difficultés. J’ai donc décidé de m’impliquer davantage à mon tour, d’autant plus que les volontaires ne se bousculaient pas au portillon. En décembre 2013, lors de la tenue d’une AG extraordinaire et après le 1er Comité Directeur, j’ai été élue Présidente.

Parlez-nous de la mixité dans votre club. A-t-elle évolué ces dernières années chez les jeunes et les adultes ?

Les femmes ont toujours eu une place importante dans le club. De 57%  en 2010, à l’époque où nous avions des effectifs important en aquagym, à  49% en 2014. Saison 2012-2013, suite à la crise traversée par l’ENVY, beaucoup d’adhérents sont partis, et cela s’est ressenti dans le nombre d’adhésions.**

Quelle est la part des femmes parmi vos bénévoles ? En quoi leur implication est-elle importante dans l’organisation et l’encadrement des événements sportifs ?

La part de la femme est aussi importante qu’essentielle à l’ENVY : elles représentent 2 membres sur 3 du Bureau. Il est toujours difficile d’avoir la parité requise au Comité Directeur, les hommes faisant défaut dans leur implication dans cet appareil. Qu’elles soient dirigeantes ou simples bénévoles, les femmes sont très présentes et motivées lors des organisations internes et même externes. C’était déjà le cas précédemment. Elles ont une bonne connaissance du terrain puisqu’elles sont elles-mêmes pratiquantes et parentes d’adhérents.

En 2014, la Fédération Française de Triathlon et des disciplines enchaînées a reçu le trophée Femix’Sport du meilleur plan de féminisation. Quelles nouvelles actions la Fédération pourrait-elle mener pour encourager davantage la pratique féminine, notamment au niveau local ?

Je pense qu’elle devrait démystifier le Triathlon auprès du grand public. Leurs campagnes et leurs actions sont déjà nombreuses (affiches féminines, rentrée féminine, équipement féminin, stages féminins) il n’en reste pas moins que le Triathlon paraît encore difficilement accessible pour beaucoup de femmes, alors qu’il est tout à fait abordable dans une pratique loisir pour commencer. C’est un sport nature qui correspond tout à fait aux attentes actuelles de la population féminine.

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